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Système de retraite français : les grands principes

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Comment fonctionne le système de retraite français ?

Le système de retraite français fonctionne grâce au principe de répartition, c’est-à-dire que ce sont les actifs qui cotisent pour financer les pensions des retraités.

Il se compose ainsi de plusieurs niveaux, qui se cumulent, soit : 

  • Une retraite de base, qui relève de la sécurité sociale,
  • Un régime complémentaire, qui pour la majorité des actifs du secteur privé est géré par l’AGIRC-ARRCO,
  • Et un régime optionnel, donc facultatif. Il peut s’agir par exemple d’un Plan d’Epargne Retraite (PER) ou d’une assurance-vie.

Cependant, l’augmentation de l’espérance de vie, l’évolution du taux de chômage ou encore le volume d’actifs fragilisent ce dispositif et le déséquilibre un peu plus chaque année. Cela impacte inévitablement le montant des pensions de retraite.

On observe ainsi une baisse progressive du revenu de remplacement lors du départ en retraite. Ainsi, il y a une vingtaine d’années, un nouveau retraité percevait en moyenne 81% de son dernier salaire, contre 72% actuellement.

Et le phénomène tend à se confirmer pour les générations suivantes. C’est pourquoi, il est fortement recommandé d’anticiper cette étape de vie et de se constituer un capital pour sa retraite.

Pour ce faire, l’un des outils à disposition est le Plan d’Epargne Retraite (PER).

Comment fonctionne le régime général de retraite ?

Tout d’abord concernant le régime de base, celui-ci est géré par la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (CNAV). Il s’agit d’une branche de la sécurité sociale dédiée notamment à la retraite.

Pour définir le montant d’une pension de retraite, la CNAV procède au calcul suivant :

  • Moyenne des 25 meilleurs années d’activité / 2 

Le futur retraité peut donc percevoir, au mieux, 50% de son dernier revenu à la retraite.

Mais ce n’est pas tout. La CNAV applique une minoration ou majoration sur la pension en fonction de plusieurs critères :

  • Le nombre de trimestres travaillés, qui doit être supérieur au minimum fixé par la loi,
  • L’âge de départ en retraite, en fonction de votre année de naissance,
  • Le nombre d’enfants élevés,
  • Si la carrière a débuté tôt (on parle de carrière longue),
  • Situation de handicap.

Cette liste est non exhaustive. Une étude personnalisée de la carrière est impérative pour obtenir une estimation au plus juste.

Voici synthétiquement les principaux critères de départ en retraite :

Année de naissanceAge légal de départ en retraiteNombre de trimestres à validerDécote par trimestre manquantAge taux plein automatique
194960 ans1611,750 %65 ans
195060 ans1621,625 %65 ans
195160 ans et 4 mois1631,500 %65 ans et 4 mois
195260 ans et 9 mois1641,375 %65 ans et 9 mois
195361 ans et 2 mois1651,250 %66 ans et 2 mois
195461 ans et 7 mois1651,250 %66 ans et 7 mois
de 1955 à 1957 inclus62 ans1661,250 %67 ans
de 1958 à 1960 inclus62 ans1671,250 %67 ans
de 1961 à 1963 inclus62 ans1681,250 %67 ans
de 1964 à 1966 inclus62 ans1691,250 %67 ans
de 1967 à 1969 inclus62 ans1701,250 %67 ans
de 1970 à 1972 inclus62 ans1711,250 %67 ans
197362 ans1721,250 %67 ans

Comment fonctionne le régime de retraite complémentaire ?

Concernant le régime de retraite complémentaire, il est géré majoritairement par l’AGIRC-ARRCO.

Tous les salariés du secteur privé cotisent quelque soit la rémunération. L’employeur doit également prendre en charge à minima 60 % de la cotisation retraite.

Concernant les droits, ils sont calculés via un système de points.

En effet, chaque année est définie la valeur du point ARRCO-AGIRC. Ainsi, les cotisations en euros des salariés (sur la fiche de paie) sont transformées en points en fonction de cette valeur.

Puis au moment du départ, c’est l’inverse : l’ensemble des points sont retransformer en euros.

Attention néanmoins, la valeur d’achat du point est différente de celle de conversion à la retraite. La différence est d’ailleurs notable, par exemple en 2020 :

  • La cotisation pour obtenir 1 point est de 17,39 €,
  • Pour une personne qui prend sa retraite, 1 point vaut uniquement 1,27 € de retraite.

Fusion AGIRIC ARRCO

A noter qu’avant le 1er janvier 2019, les caisses AGIRIC et ARRCO étaient distinctes et disposaient donc chacune d’une valeur de conversion différente.

La valeur du point ARRCO était identique, soit 1,2714 €.

La valeur du point AGIRC seul était de 0,34779 €.

Montant des cotisations retraite prélevées sur la fiche de paie

Une différence non-négligeable existe entre la cotisation prélevée sur la fiche de paie du salarié et le montant utilisé pour l’acquisition du nombre de points.

Les taux sont ainsi fixés en fonction de la rémunération :

  • De 0 € à 41 136 € de salaire brut annuel (tranche 1), le taux d’acquisition est de 6.20 % contre 7.87 % pour le taux de cotisation, en 2021.
  • De 41 136 € brut annuel, le taux d’acquisition est de 17 % contre 21,59 % pour le taux de cotisation, en 2021.

Exemple : un salarié perçoit 35 000 € de salarié brut.

  • Sa cotisation retraite annuelle sera donc de 2754,50 € (7,87 %), part employeur et salarié.
  • Il va cependant être pris en compte uniquement 2170 € (6,20 %) pour l’obtention des points.
  • 1 point équivalant à 17,39 €, le salarié a donc acquis 124,78 points pour l’année (et non 158,39).
  • S’il part à la retraite la même année, ces 124,78 points lui permettent d’obtenir une pension de 158,47 €.
  • Soit 158,47 € de retraite, pour une cotisation annuelle de 2754,50 €.

Pour finir, il est également important de souligner que le salarié continue de cotiser lors d’un arrêt de travail indemnisé : chômage, maternité, invalidité..

Les montants des cotisations sont en revanche plus faibles qu’en activité.

Minoration et majoration pour la retraite complémentaire

Est également à prendre en compte l’application d’une minoration ou majoration de la pension de retraite complémentaire, en fonction de la date de départ retenue.

En effet, pour toutes les personnes nées après 1957 et prenant une retraite à compter du 1er janvier 2019, un coefficient de solidarité s’applique.

Ainsi, voici les différentes situations possibles :

  • Pour un départ à la retraite à l’âge légal, soit 62 ans en 2021 : application d’une minoration de la retraite complémentaire de 10% pendant 3 ans (jusqu’à maximum 67 ans),
  • Si le départ en retraite est décalé d’un an par rapport à l’âge légal : pas de minoration ou majoration,
  • Pour un départ décalé de deux ans : application d’une majoration de la retraite complémentaire de 10% pendant 1 an,
  • Pour un départ en retraite décalé de trois ans : la majoration de la retraite complémentaire est de 20% pendant 1 an,
  • Enfin, décaler son départ en retraite de quatre ans : application d’une majoration de la retraite complémentaire de 30% pendant 1 an

Le coefficient de solidarité a ainsi pour but d’inciter les français à retarder leurs départs en retraite.

Ce dispositif n’est néanmoins pas appliqué pour :

  • Un retraité handicapé ou ayant élevé un enfant handicapé,
  • Dispositif amiante,
  • Aidants familiaux,
  • Départ pour carrière longue.

Cette liste est non exhaustive.

Système d’épargne retraite optionnel : individuellement ou via l’entreprise

Il est en effet possible de cotiser de façon facultative à un système d’épargne, le plus souvent via une assurance vie ou un Plan d’Épargne Retraite.

Le but est ainsi de compléter les droits acquis par le régime général et complémentaire, souvent insuffisants.

L’épargnant peut donc se constituer une épargne à son rythme, qu’il débloque sous forme de capital ou rente lors de son départ en retraite.

Pour inciter le plus de français à anticiper la baisse des revenus à la retraite, des avantages fiscaux sont également octroyés aux détenteurs d’une épargne retraite, notamment via un Plan d’Epargne Retraite.

Pour en savoir plus, découvrez notre solution Plan d’Epargne Retraite (PER).

Sur le même principe, certaines entreprises proposent également des solutions optionnelles à leurs salariés. On parle d’épargne collective ou Plan d’épargne entreprise.

A noter, le Plan d’Epargne Retraite (PER) remplace l’ensemble des précédents dispositifs comme le PERP ou l’épargne Madelin : ils ne sont donc plus commercialisés depuis le 1er octobre 2020.

Préparez votre retraite !

Ces informations génériques mettent en lumière les modalités de calcul des pensions de retraite et surtout, expliquent la baisse significative des revenus lors du départ en retraite.

On estime cette baisse à environ 25% par rapport aux derniers salaires, mais cela peut être bien plus en fonction de votre carrière.

Mettre en place une solution d’épargne retraite est ainsi un bon moyen de pallier à ce phénomène.

Il est donc vivement conseillé de faire le point régulièrement sur le sujet et d’avoir une attention particulière sur les droits retraite acquis. C’est d’autant plus recommandé lors des 10 dernières années d’activité, afin d’optimiser sa stratégie de départ en retraite.

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